A PROPOS

LE BLOG

Ce blog a plusieurs vocations.

Il est d’abord né du désir de réunir en un lieu des écrits qui sont autant de prises de parole effectuées à titre personnel ou professionnel. En ce sens, il met en scène la diversité des champs où s’exerce une curiosité en même temps qu’il en révèle la cohérence, à la manière d’un motif musical et de ses variations.

Il est aussi, au-delà d’une simple tribune, la matière choisie d’un travail de création. C’est-à-dire le choix délibéré d’un mode d’expression qui privilégie le rebond, l’interaction, la modulation, la démultiplication des objets comme des perspectives et des points de vue.

Autrement dit, il s’agit d’une décision philosophique trouvant là sa forme spontanée et adéquate d’expression.

A ce titre, l’adoption de « Laozi Stratégies », à la fois pour intituler ce blog et pour dénommer mon offre de consulting, a valeur d’indice probant.

La référence à Laozi (ou Lao Tseu) est signifiante. Elle ne s’entend pas comme l’appel à un horizon mystique, celui du taoïsme qui porterait au pinacle une irrationalité exotique et chinoise.

Mon usage de Laozi (ou du Laozi si l’on entend par là le Tao Te King, le « Livre de la Voie et de la Vertu » qui lui est attribué) est immédiatement stratégique et doit beaucoup aux travaux de François Jullien.

Dans le Laozi se déploie en effet, sous la forme d’aphorismes, une conception de l’efficacité et une réflexion sur l’effet. Sur fond de processus et de procédures, le Tao est alors, pour reprendre les mots de François Jullien, « le chemin de la viabilité selon lequel les choses adviennent, et selon lequel on peut se conduire ». Ou comment tirer parti au mieux des processus en se branchant sur leurs potentiels, en s’harmonisant avec eux.

Flux et processivité sont ainsi mis à l’honneur dans une logique qui vient bousculer nos catégories et nos grands invariants (et d’abord la langue qui les constitue comme tels).

Or ce travail de perturbation de l’être, de la causalité, de ce qui assigne, détermine et fait coïncider est, je crois, sans cesse à l’œuvre. Non seulement dans mon écriture et mes prises de parole mais aussi plus largement dans des manières d’être qui sont aussi des manières d’agir.

Pour autant, il ne s’agit pas non plus de proclamer la supériorité d’un esprit et d’un moment qui seraient « chinois » (et dont l’abstraction même rend à bon droit méfiant). Mais plutôt de faire sans cesse jouer l’écart pour toujours sentir, penser et agir au plus juste. Bref donner tous ses droits – et ainsi sa fécondité –  à une rationalité plurielle.

Jouer toutes les gammes en ouvrant sans cesse la logique d’unification, de détermination et de coïncidence à son envers : mettre en mouvement, pluraliser, décoïncider et chemin faisant déployer les stratégies, les ressources et la fécondité d’un jeu réciproque et indéfini.

Jean-François PASCAL

This blog was made to fulfill different tasks.

 It is born, first, from the desire of joining in one place written works which are personal or professional speeches. The sens that it sets the diversity of subjects where my curiosity goes as much as it reveals the coherence, like a musical pattern and its variations.

 It’s also, beyond a simple opinion, a work of creation. The deliberate choice of this mode of expression, which favours rebound, interaction, modulation, reduction of the subjects as perspectives and points of view.

 In other words, you could say it’s a philosophical decision finding here it’s spontanity form and appropriate expression.

 For this reason, the adoption of « Laozi Stratégies », as the title and as the name of my consulting offer,  is a convincing index value.  

 The reference to Laozi (or Lao Tseu) is significative. You don’t hear it as a call for a mystical landscape, the taoïsme’s one which would carry it at an exotical’s and chinese irrationality’s zenith.

 My use of Laozi (or the Laozi if we hear it as the Tao Te King, the « The Canon of the Path and the Virtue » which is thought to have been written by him) is immediately strategic and owes a lot to the works of François Julien.

 In the Laozi extends indeed, under the form of aphorisms, a conception of efficacity and reflexion on the effect. On the basic work of process and proceedings, the Tao is then, quoting François Jullien’s words, « the way of viability according to how things happen, and according to how we can conduct ourselves ». Or how to take advantage for the best of the processes by connecting to their potentials, by harmonising ourselves with them.

 Flow and processivity are that way put at their best in a logic which comes turning upside down our categories and our bigs invariants (and first the language which made them this way).

 But this disruption’s work of the being, of the causality, of what assigns,  ascertains and makes it be coestensive is, I believe,  constantly at work. Not only in my writing and my speeches but also widely in my ways of being which are also ways of acting.

 It doesn’t mean that it’s about proclaming the superiority of a mind and a moment which would be « chinese » (and of which the abstraction itself makes it rightly distrustful). But, instead, make it play constantly with this gap to always feel, think and act fairly. Well, to give all the rights – and this way its fecondity – to a plurial rationnality.

 Playing all the scales by opening constantly the logic of unification, of determination and of chance backwards: put in motion, make it plural, uncoincide it and this way extends strategies, resources and fecondity of a mutual and infinite game.

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